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joi, 30 noiembrie 2017

DMITRI HVOROSTOVSKY - LE DERNIER CONCERT AU MET




Sa voix et ses airs seront toujours avec nous.
Que Dieu ait son âme!

duminică, 26 noiembrie 2017

Un événement inacceptable

                                    



         Le baryton  russe Dmitri Hvorostovsky est mort  mercredi 22 novembre à trois heures du matin, des suites d'un cancer du cerveau. C'est un deuil cruel pour la musique. Dmitri Hvorostovsky a touché le sombre bord. Lui, si plein de vitalité, de talent, d'énergie, de charme. Lui, mourir comme ça?!? C'est inacceptable et injuste! Un si bel homme!
         Ce chanteur de légende est né le 16 octobre 1962 à Krasnoïarsk, en Sibérie: un vrai tigre blanc sibérien. Il restera pour nous comme << le magnifique chanteur à la voix d'airain et d'ébène, chevelure d'argent et visage de gravure>>. C'est le portrait que lui fait le critique du journal Le Temps.
         Il vivait à Londres. Le directeur musical du Royal Opera, Antonio Pappano, a fait connaître que <<tout le Royal Opera est attristé d'apprendre la mort de notre ami et collègue Dmitri Hvorostovsky. Il éclairait notre scène avec une élégance véritable et une générosité envers le public. Sa mort laisse un grand vide.>>
         Il éclairait la scène de sa <<voix d'ébène>> et de sa chevelure argentée.
         Mais les mots les plus touchants ont été écrits par Dominique Meyer, le directeur du Staatsoper:
         << C'est un jour très triste pour le Staatsoper de Vienne. Nous avons perdu en Dmitri Hvorostovsky un chanteur exceptionnel et un vrai ami. (...) Nous nous souviendrons de lui comme d'un artiste d'exception, qui s'est toujours donné à 100%>> (C'est nous qui soulignons.)
         Il s'est produit sur les scènes les plus prestigieuses du monde: le Metropolitan Opera de New York, le Royal Opera House, la Scala de Milan, le Wiener Staatsoper, l'Opéra de Paris,  le Festival de Salzbourg et, bien entendu, le théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg.
         Le 27 mai 2017, Hvorostovsky est remonté sur la scène du théâtre Mariinsky, lors du 314-è anniversaire de la ville où est né Vladimir Poutine.
         Le porte-parole du Kremlin assure que le Président Poutine <<était un admirateur de son travail>> et qu' <<il (Hvorostovsky) n'appartient pas seulement au patrimoine de notre culture, mais à la culture mondiale. C'est une très lourde perte.>>
         Des propos mémorables, il faut en convenir.
         En septembre dernier, Hvorostovsky avait reçu l'Ordre du Mérite pour la Patrie, l'une des plus grandes distinctions non militaires de Russie, pour sa contribution à l'art et à la culture de son pays.
         Le baryton  russe est remonté sur la scène du Metropolitan Opera de New York, où il avait été si longuement ovationné, pour fêter, en mai dernier, les 50 ans du Met. Six mois plus tard, il mourait à l'âge de 55 ans. Sa dernière prestation publique remonte à juin dernier, dans sa ville natale, Krasnoïarsk, où il a donné un concert en faveur de la recherche contre le cancer, la maladie qui l'a tué.
         Il m'est très difficile de parler de lui au passé... Hvorostovsky a beaucoup chanté du Verdi et du Tchaïkovsky. Je le trouve extraordinaire et unique lorsqu'il chante du Verdi: il apporte de la vigueur sibérienne à l'ensorcelante Italie; c'est un mariage très heureux, que la mort ne peut pas détruire.
         Pour prouver que <<c'est une très lourde perte>> et qu'il appartient au patrimoine russe aussi bien qu' à la culture mondiale, j'ai choisi pour vous quelques morceaux de musique, interprétés d'une manière qui ne se répétera jamais:
Verdi, Othello, l'air de Iago
Verdi, Le Trouvère, l'acte IV (un fragment)
Verdi, Rigoletto, Vendetta
Anton Rubinstein, Le Démon (un fragment)
Georges Bizet, Carmen, l'air du Toréador
Mozart, Don Giovanni - Vieni alla finestra
Tchaïkovsky, Eugène Onéguine, la partie finale
Tchaïkovsky, La Sérénade de Don Juan
Tchaïkovsky, Pimpinella
Ivan Larionov, Kalinka
Katyusha - chanson pupulaire
Otchi tchornye - chanson populaire




sâmbătă, 29 aprilie 2017

AIMEZ-VOUS ROSSINI?



Bien entendu! Il incarne la joie de vivre à son apogée!
Gioacchino Rossini est né le 29 février 1792 à Pesaro, aux Etats pontificaux, à ce moment-là. Cette année nous célébrons 225 ans après sa naissance. Mais 1792 était une année bissextile, tandis que 2017 ne l'est pas.
Alors, comment faire? Comment le célébrer?
Je pense qu'un bon vivant tel Rossini, amoureux de la bonne chère et des jolies femmes peut être fêté n'importe quand à travers l'année. Et comme aujourd'hui c'est samedi 29 avril, je crois que c'est très bon pour une fête; une fête au double sens du mot: on se régale en écoutant une musique ravissante qui donne la pêche.
Vous savez ce que Rossini a écrit?
Vous connaissez très bien Le Barbier de Séville, La Pie voleuse, Guillaume Tell, L'Italienne à Alger La Pierre de touche, etc., mais vous ne saviez pas qu'il avait écrit également un livre de cuisine et qu'il n'avait pleuré que trois fois dans sa vie.
Eh bien, cher lecteur, une fois, cela est advenu au cours d'une promenade en bateau lorsqu'une sacrée dinde truffée est tombée à l'eau!
Malheur aux gourmands!
Malgré ça, le festin continue! Vous allez écouter l'Ouverture à La Pie voleuse (La Gazza ladra), avec Claudio Abbado à la tête de Wiener Philharmoniker, l'Ouverture au Barbier de Séville, avec Riccardo Muti au pupitre de l'Orchestre symphonique de Philadelphie et, après ça,  commencent les airs et tout le monde attend l'Air de Figaro que bien des barytons ont chanté et... j'ai choisi qui? Devinez!
J'ai choisi pour vous un Russe extraordinaire, chanteur remarquable et bel homme - Dmitri Hvorostovsky. Il chante avec l'Orchestre symphonique de Montréal, ayant à sa tête Charles Dutoit, ce chef d'orchestre aux yeux très vifs. C'est une heureuse rencontre: <<Dutoit est un chef d'orchestre avec qui tous les chanteurs rêvent de se faire entendre>>, racontait Hvorostovsky. Pour ceux qui ne le savent pas, Ch. Dutoit est le deuxième époux de la pianiste Martha Argerich. Ils vont faire équipe, ils vont se faire entendre ensemble encore une fois cette année, à Bucarest, au Festival Georges Enesco. A cette occasion, les plus chanceux des Roumains vont les voir. La musique (ré)unit les gens. Malheureusement, Hvorostovsky s'est retiré de l'Opéra depuis deux ans pour se soigner et traiter une tumeur au cerveau. Il donne encore des récitals et on pense à son retour triomphal à Paris, en 2016, au Théâtre du Châtelet.Il est possible que la musique et la bonne humeur aient raison de la maladie.
Enfin, pour la bonne bouche, j'ai gardé l'Air de Figaro avec Placido Domingo et toujours Placido Domingo, dans une vidéo, comme Figaro et comme le comte Almaviva à la fois.